47% des CV mensongers sont décelés et refusés par les recruteurs

Voici les mensonges les plus fréquents découverts par les recruteurs sur des CV

Face à une concurrence accrue, certains candidats n’hésitent pas à utiliser des mensonges sur leurs CV, ce qu’ils ne savent pas c’est que cela peut leur coûter cher puisque ces mensonges sont facilement identifiables pour les recruteurs qui refusent alors les rencontrer.

Selon une étude menée par Robert Half, la pratique serait assez courante puisqu’environ 47% des recruteurs auraient déjà décelé un mensonge sur un profil professionnel. Le directeur du cabinet de recrutement, Bruno Fadda, se dit surpris de ce qu’il découvre des fois : « Je ne dirais pas que cela concerne la moitié des candidatures, mais on tombe régulièrement sur des CV plus qu’améliorés, voire même erronés. […] La semaine dernière, par exemple, je me suis rendu compte qu’un candidat nous avait envoyé en l’espace de quelques mois deux CV complètement différents. Il avait changé aussi bien sa formation initiale que le nom de ses précédents employeurs et la durée de ses expériences professionnelles. C’était limite grossier! ».

Si des changements aussi radicaux sont plutôt rares, les Français utilisent fréquemment des « petits arrangements » pour pouvoir se distinguer et décrocher un entretien. Selon Yohan Zibi, cofondateur de la start-up parisienne EveryCheck, beaucoup n’hésitent pas à « améliorer » leur CV. « D’après nos dernières statistiques, environ 65% des CV que nous contrôlons comportent au moins une anomalie, et 12% un élément qui peut changer la décision de l’employeur ».

Voici les mensonges préférés des candidats :

– Une expérience professionnelle gonflée à bloc : à peu près 55% des dirigeants et managers estiment que c’est la partie la plus altérée par les candidats selon l’étude de Robert Half.

– Des missions et des compétences surfaites : 27% des DG estiment que les demandeurs de travail enjolivent les tâches qu’ils ont réalisées dans le passé, 40% leurs compétences techniques et 34% leurs compétences linguistiques.

– Des postes inventés de toute pièce : Certains candidats vont jusqu’à maquiller un licenciement en fin de période d’essai et le faire passer pour un CDD non renouvelé, d’autres créent carrément un emploi qu’ils n’ont jamais occupés.

– Le diplôme inventé : ou des mentions faisant uniquement état de l’école fréquentée sans préciser le cursus suivi, ou encore le choix d’un établissement à la consonance similaire, mais plus prestigieux que celui où le candidat a étudié

Le dirigeant d’EveryCheck ajoute : « C’est le serpent qui se mord la queue. Face à des entreprises qui imposent des critères inaccessibles, les gens font tout pour entrer dans les cases, au risque de mentir ». La frontière est donc mince entre le désir de se vendre et de montrer le meilleur de soi-même et l’arnaque pure et simple de l’employeur.

Bruno Fadda va dans le même sens puisqu’il estime qu’« Il est vrai que le cahier des charges des entreprises est souvent assez lourd. Certains candidats modifient leurs CV en conséquence afin de correspondre au profil de mouton à cinq pattes cherché par le recruteur ».

Il est donc important de rester authentique afin de ne pas être désagréablement surpris en étant disqualifié et mis sur la liste noire des recruteurs, ceux-ci ont de plus en plus recours à des services d’authentification des informations professionnelles données par les candidats.

Source
Challenges.fr
Tags

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir par désactiver votre bloqueur de publicité.