Les agriculteurs obstruent plusieurs axes toulousains pour manifester leur colère

Blocage du périphérique toulousain par les agriculteurs en colère

Les manifestants en colère contre la réforme du redécoupage de la carte des zones défavorisées ont commencé tôt mercredi matin à bloquer les voies ferrées et les accès à l’A61 entre Toulouse et Carcassonne ainsi que l’A62 qui relie Bordeaux à Toulouse. D’autres barrages bloquent certains axes de la région.

Les agriculteurs ont manifesté leur intention de bloquer l’intégralité du périphérique toulousain le mercredi 7 février après-midi : « On va adopter la méthode tarn-et-garonnaise, a expliqué à France 3 Amaury De Faletans, de la FDSEA 31 : à partir de 14 heures nous nous installons en plusieurs points de la rocade et on bloque, totalement. On attendra sur place les conclusions de la réunion prévue à 17 heures à Paris et si on n’obtient pas satisfaction on reste sur place, autant de temps qu’il faudra ! »

De très fortes perturbations sont attendues à cause des barrages routiers des agriculteurs et la préfecture craint que les utilisateurs de la route ne se retrouvent bloqués sur les axes. En effet, les autorités ont bloqué et dévié la circulation pour ne pas que les automobilistes se retrouvent coincés dans la rocade, coupés dans les deux sens par les tracteurs des agriculteurs.

Une délégation sera reçue en fin de journée au ministère de l’Agriculture. Les agriculteurs redoutent qu’avec la réforme, les aides européennes qui leur permettent de faire tourner leurs exploitations et de les rendre plus viables ne soient plus accordées aux régions où justement l’élevage et l’agriculture sont plus compliqués.

Cette aide qui représente environ « un milliard d’euros » par an selon le ministère de l’Agriculture est accordée aujourd’hui à environ 100 000 agriculteurs. Elle représente dans certaines régions 30 à 60% du revenu des agriculteurs. Elle peut aller, toujours selon le ministère, jusqu’à 80 % dans certaines zones montagneuses. En 2013, le montant moyen des indemnités variait par exemple entre 3 300 et 11 200 euros selon le type d’exploitation et sa zone géographique.

Source
20minutes.fr
Tags

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir par désactiver votre bloqueur de publicité.