Les Français les plus aisés vivent 13 ans de plus que ceux plus pauvres

Une différence de 13 ans d’espérance de vie entre les plus riches et les plus pauvres

L’INSEE a publié des chiffres qui font état de 13 ans de différence d’espérance de vie entre les 5% de Français les plus aisés et les 5% les plus pauvres. Ces grandes disparités interrogent les inégalités présentes dans la société française.

C’est la première fois que les experts étudient la relation entre le niveau de vie et l’espérance de vie en fonction des catégories socioprofessionnelles, et les résultats sont accablants. Nathalie Blanpain, auteure de l’étude explique que « le niveau de vie peut être la cause directe d’un état de santé plus ou moins bon, et donc d’une durée de vie plus ou moins longue ».

Selon Marie Reynaud, à la tête du département de la démographie de l’INSEE : « les écarts entre les 5 % les plus aisés et les 5 % les moins riches sont extrêmement importants : de 13 ans pour les hommes, et huit pour les femmes. L’autre résultat frappant, c’est que 70 % des femmes les plus aisées ont une espérance de vie plus longue que 5 % des hommes les plus aisés ».

Ainsi, si l’on prend un homme avec un niveau de vie de 5800 euros par mois, l’espérance de vie peut atteindre les 84 ans alors qu’elle diminue à 72 ans pour 470 euros par mois. L’écart est moins important pour les femmes, 80 ans pour les plus modestes et 88 pour les plus aisées. Cela serait le résultat de « des comportements plus favorables à une bonne santé », « un meilleur suivi médical, en particulier pendant la vie féconde », et « une durée de travail plus faible » selon l’INSEE.

En général, les disparités s’expliquent par des facteurs tel que l’éducation et les comportements « à risques » qui en résultent, seulement « avec ou sans diplôme, plus le niveau de vie est élevé et plus l’espérance de vie augmente ». Le niveau de revenu joue un rôle plus important. Les autres facteurs sont liés à l’alimentation, l’environnement et à l’accès aux soins.

Les résultats montrent des écarts entre les régions également avec l’espérance de vie la plus élevée enregistrée dans les Pays de la Loire et en Occitanie, la plus faible elle est celle des habitants de la Normandie et des Hauts-de-France. Selon Reynaud, ces inégalités « peuvent être expliquées par des différences en matière d’habitudes alimentaires, de consommation de tabac et d’alcool, de pollution et d’environnement et aussi d’offre de soins ».

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