Législatives partielles : deux victoires pour Les Républicains face à LREM

Les Républicains l’emportent face à LREM lors des législatives partielles

Est-ce un effet « Laurent Wauquiez » ? Deux mois après son investiture à la tête du parti Les Républicains, le succès est au rendez-vous puisque dans les premières circonscriptions de Belfort et du Val d’Oise, ce sont deux candidats de LR qui se sont imposés, Ian Boucard et Antoine Savignat avec respectivement 59,18% et 51,45% des voix.

Geoffroy Didier, l’un des porte-parole des Républicains s’est félicité de cette victoire, estimant que « les électeurs ont compris que la droite de Laurent Wauquiez est bien différente de la droite d’hier ». Selon lui : « La droite est de retour autour de Laurent Wauquiez et elle est déterminée ». Une autre porte-parole, Lydia Guirous a estimé que « Le charme de La République en marche est rompu, les Français ont désavoué la politique d’Emmanuel Macron. […]Ils ne sont pas d’accord avec cette politique de matraquage des classes moyennes et des retraités ».

Laurent Wauquiez a quant à lui souligné le caractère expressif de cette défaite du gouvernement en saluant non seulement la victoire des deux élus, mais également la voix des électeurs de « La France du réel » qui : « Malgré huit mois de communication mensongère, ont envoyé un message clair à Emmanuel Macron et au gouvernement. C’est un désaveu qui sanctionne sévèrement la politique du gouvernement dont les effets sur le terrain sont sévèrement jugés par nos concitoyens ».

Il estime également que « Les victoires de ce soir marquent une étape importante dans le renouvellement et la reconquête menés par notre famille politique ». Antoine Savignat a par ailleurs souligné l’importance de l’union de la droite dans sa victoire in extremis dans le Val-d’Oise : « La semaine dernière, j’avais un vrai problème. Ils avaient annoncé Édouard Philippe et Christophe Castaner. Il me fallait un soutien fort à droite. Le bon coup à faire, pour montrer qu’on était bien à droite et tous unis, était de faire venir Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse. Cela m’a bien aidé ».

Serait-ce un désavoeu du gouvernement actuel ou est-ce que ces deux défaites de LREM n’ont aucune signification particulière. Bruno Cautrès, chercheur au CNRS et au CEVIPOF appelle à relativiser : « C’est une défaite pour La République en marche, mais il ne faut pas non plus surinterpréter, car ce sont des circonscriptions traditionnellement orientées à droite ».

Aurore Bergé, porte-parole des députés LREM a tenu à modérer la défaite en déclarant sur LCP qu’il était « un peu prématuré de parler d’un vote sanction. Si on avait voulu sanctionner, les gens se seraient déplacés en masse; cela n’a pas été le cas ».

Sylvain Maillard, député Parisien LREM a également commenté les évènements sur RFI en insistant sur le fait que « dans une partielle, il n’y a pas vraiment de leçons à tirer ». Pour lui : « On le voit dans l’ensemble des enquêtes d’opinion, les Français adhèrent au message que nous portons, la réforme profonde de notre économie (…) je ne pense pas qu’il y ait de remise à plat à faire de notre façon de faire ».

À noter que le taux de participation était très faible puisque seulement 28.91 % des électeurs se sont déplacés à Belfort contre 45,25 % en juin et seulement 19.09 % dans le Val-d’Oise, soit deux fois moins que l’année dernière.

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