La réforme de l’apprentissage : le gouvernement présente le projet

Les principales mesures de la réforme de l’apprentissage décryptées

Le gouvernement souhaite réformer l’apprentissage qui deviendrait une voie d’excellence. Muriel Pénicaud, ministre du Travail présente le projet de loi qui sera soumis au Conseil des ministres au printemps comme « révolution copernicienne ». Les négociations ont été difficiles entre l’État, les régions et les partenaires sociaux.

La mesure qui vise à endiguer le chômage, des plus jeunes notamment a été saluée malgré les inquiétudes. Le Premier ministre Édouard Philippe annonce que « L’ambition c’est […] de transformer le dispositif actuel d’organisation et de fonctionnement de l’apprentissage pour en faire un élément clé, la meilleure des solutions peut-être pour lutter contre le chômage des plus jeunes ».

L’Etat compte faire participer les entreprises à la place des régions, les centres de formation d’apprentis (CFA) auparavant financés par les régions seront maintenant soumis à une logique de marché où les financements dépendront du nombre de contrats signés. Les régions ne pourront plus bénéficier de 51% de la taxe d’apprentissage qui leur était allouée.

La formation sera également étendue aux jeunes jusqu’à 30 ans, elle était auparavant réservée aux moins de 26 ans. L’accessibilité du parcours se fera tout au long de l’année, contre seulement les quatre derniers mois de l’année avant la réforme.

La rémunération des apprentis sera elle aussi modifiée puisqu’une augmentation de 30 euros par mois est prévue pour les 16-20 ans et les plus de 18 ans pourront bénéficier d’une aide allant jusqu’à 500 euros pour passer leur permis de conduire.

Tous les indicateurs de performance seront rendus publics par le CFA ou le lycée professionnel concerné, sont inclus notamment les indicateurs de poursuite d’études, les taux d’insertion dans l’emploi et de succès au diplôme.

Les plus expérimentés ou ceux qui justifient d’une formation professionnelle pourront passer une certification de maître d’apprentissage.

Enfin, les partenaires sociaux des branches professionnelles pourront figurer sur les diplômes professionnels en tant que coauteurs avec l’État. Une mesure prise afin de renforcer les liens avec les entreprises et les professionnels et ainsi revaloriser ces formations.

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